Comment se passe le laser pour une cataracte secondaire ?

par | 14 avril 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Cataracte secondaire

Bénigne, l’opacification capsulaire postérieure, ou « cataracte secondaire », est la complication tardive la plus fréquente après chirurgie de la cataracte. Elle résulte de la prolifération de cellules sur la capsule située derrière l’implant, ce qui entraîne l’apparition progressive d’un voile visuel. Lorsque la gêne devient significative, une capsulotomie au laser YAG permet, en quelques minutes et sans douleur, de restaurer un passage lumineux clair vers la rétine.

 

Cataracte secondaire : ses causes et quand l’opérer ?

L’opacification capsulaire postérieure (OCP), plus communément appelée « cataracte secondaire », est une complication tardive, fréquente et sans gravité, de la chirurgie de la cataracte.

Elle survient lorsque des cellules du sac cristallin, laissé en place pour accueillir l’implant qui a remplacé le cristallin, prolifèrent. Cette membrane devient alors plus dense, ce qui altère progressivement la vision du sujet en produisant des symptômes proches de ceux de la cataracte « vraie ».

Lorsque la gêne ressentie est significative et que le diagnostic d’une OCP a été posé, le traitement de référence consiste à pratiquer une capsulotomie au laser YAG. Il s’agit d’un geste simple, rapide et indolore.

L’objectif de l’intervention n’est pas de modifier ou remplacer l’implant intraoculaire, qui reste parfaitement transparent. En réalité, le principe du traitement laser est de créer une ouverture centrale dans la partie postérieure du sac cristallin, afin de rétablir un passage normal de la lumière vers la rétine.

 

Le traitement laser pour la cataracte secondaire en pratique

Le traitement laser de la cataracte secondaire a lieu sous anesthésie locale : il débute par l’instillation d’un collyre anesthésiant, souvent associé à un collyre mydriatique qui induit une dilatation pupillaire et expose donc davantage la capsule opacifiée.

Le patient est alors installé devant une lampe à fente équipée du laser. C’est à ce moment-là que le chirurgien met généralement en place une lentille de contact spécifique. Elle a principalement pour rôle de stabiliser l’œil et d’améliorer la focalisation du faisceau, ce qui permet d’utiliser une énergie plus faible, pour augmenter la précision et la sécurité du geste.

L’énergie du laser est alors réglée en fonction de la densité estimée de l’opacification capsulaire. Ensuite, des impulsions extrêmement courtes sont délivrées, focalisées juste en arrière de l’implant, exactement à la surface de la capsule. Ces tirs créent en son centre une ouverture nette et régulière, suffisamment large pour rétablir un axe visuel clair.

Après l’intervention, le patient perçoit souvent des corps flottants dans son champ visuel et ressent une sensibilité un peu accrue à la lumière. Cependant, la récupération visuelle est la plupart du temps rapide : de nombreux sujets constatent une amélioration dès les premières heures. Par ailleurs, généralement, le résultat de ce traitement est définitif.

Une consultation de contrôle est habituellement organisée dans les jours qui suivent l’intervention. Elle sert à confirmer la bonne ouverture capsulaire et à vérifier l’absence de réaction inflammatoire ou de hausse prolongée de la pression oculaire.

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