Cataracte secondaire : définition et traitement

par | 24 janvier 2023

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Cataracte secondaire | Opération de la cataracte

Le traitement chirurgical de la cataracte consiste à remplacer le cristallin devenu opaque par un implant artificiel. Il est assez fréquent que quelques années après cette intervention se déclenche une « cataracte secondaire », aisément prise en charge par un simple traitement au laser.

 

Qu’est-ce qu’une cataracte secondaire ?

 

La cataracte est le phénomène qui correspond à l’opacification du cristallin et vient troubler peu à peu la vue des sujets atteints, le plus souvent à partir de 65 ans. Affection évolutive, elle nécessite fréquemment une intervention chirurgicale quand elle devient trop handicapante au quotidien. Pour cela, après ablation de la face avant de la capsule qui le contient, le cristallin est fragmenté aux ultrasons puis extrait. Le chirurgien peut alors le remplacer par un implant artificiel. Celui-ci est positionné dans la partie conservée de la capsule (« sac cristallin »), en appui sur sa face postérieure.

Chez 30 à 50% des patients traités, dans les 5 ans qui suivent l’intervention, se déclenche une « cataracte secondaire ». Ce phénomène, aussi appelé OCP (Opacification Capsulaire Postérieure) ou « fibrose capsulaire », est dû à une prolifération de cellules sur la face postérieure du sac cristallin. Cette affection indolore se traduit principalement par une baisse progressive de l’acuité visuelle, de près comme de loin. Les sujets atteints ont aussi souvent une sensation de vision dédoublée, perçoivent moins bien les couleurs et sont victimes d’éblouissements lors de l’exposition à la lumière du soleil ou lors de la conduite nocturne.

 

Cataracte secondaire : quel traitement ?

 

Non prise en charge, la cataracte secondaire peut entraîner une perte totale mais réversible de la vision. Son traitement est relativement léger et consiste à pratiquer une « capsulotomie » en découpant avec un laser YAG l’arrière du sac cristallin pour en retirer la partie devenue opaque. Ce geste ne dure que quelques minutes. Il est totalement indolore, réalisé sans nécessité d’anesthésie, après dilatation de la pupille à l’aide d’un collyre spécifique. Ce laser est réalisé en consultation au cabinet du praticien.

En fin d’intervention, le praticien instille dans l’œil des gouttes anti-inflammatoires et le patient peut ensuite regagner son domicile. Il doit cependant être accompagné par un proche car la dilatation pupillaire persiste en général plusieurs heures. Il s’agit d’une intervention totalement indolore au cours de laquelle le sujet ressent tout au plus un éblouissement dû au laser utilisé. Le résultat obtenu est définitif dans la plupart des cas avec un taux de récidive extrêmement bas.

Les complications (inflammations, œdème maculaire, décollement ou déchirure de la rétine) sont rarissimes. Il est néanmoins classique d’avoir une vision momentanément trouble et de voir temporairement apparaître des « corps flottants » dans le champ visuel. Le patient retrouve ensuite une vision complètement normale au bout de quelques jours.

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