Quels sont les premiers symptômes de la cataracte ?

par | 14 janvier 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Cataracte

Les premiers symptômes de la cataracte s’amplifient progressivement, au gré de la progression de l’affection. Ils incluent une vision brouillée, comme derrière un voile, une gêne à la lumière (halos, éblouissements), ainsi qu’une diminution de la perception des contrastes et des couleurs. Par ailleurs, les sujets atteints de cataracte doivent généralement changer fréquemment de verres correcteurs, d’autant plus si leur cataracte touche le noyau du cristallin, ce qui modifie alors son pouvoir réfractif et induit une « myopisation » progressive.

 

Vision floue : un voile lié à l’opacification du cristallin

Le premier symptôme de la cataracte est que la vision des sujets atteints devient progressivement floue, comme s’ils regardaient au travers d’un léger brouillard. En effet, si le cristallin, normalement transparent, laisse passer et focalise les rayons lumineux de façon nette, le déclenchement de la cataracte et la formation de zones opaques fait que la lumière n’est plus focalisée correctement. C’est ce qui explique que les images deviennent moins nettes et crée l’effet de brouillard décrit plus haut.

 

Diffusion anormale de la lumière, éblouissements et halos lumineux

Au-delà d’une focalisation perturbée, la cataracte induit aussi une diffusion anormale de la lumière : les rayons lumineux, diffractés par les zones opaques du cristallin, se dispersent de manière anarchique, ce qui crée des rayonnements parasites autour des sources lumineuses. Ainsi, par exemple, la lumière des phares de voitures est diffractée de manière irrégulière, ce qui génère des éblouissements soudains et des halos gênants, et rend donc la conduite nocturne difficile.

 

Baisse de la sensibilité aux contrastes

Au fil de la progression de la cataracte, le cristallin agit de plus en plus comme un filtre laiteux. S’il laisse encore passer la lumière, il en réduit la « qualité », un peu comme du verre dépoli. Ainsi, la rétine reçoit une image moins contrastée, moins nette et moins riche en détails. Les reliefs et les différences de luminosité sont moins bien perçus, la vision est « ternie ». Cette baisse du contraste ne correspond pas à un simple flou : c’est la capacité du système visuel à distinguer les nuances qui se trouve altérée.

 

Des couleurs moins bien perçues

Sous l’effet de la cataracte et des phénomènes d’oxydation associés, le cristallin brunit progressivement. Cette coloration anormale fait qu’il absorbe davantage les courtes longueurs d’onde, notamment le bleu. Globalement, les couleurs perçues deviennent alors moins vives, moins saturées, et tendent vers des tons jaunâtres, comme si le patient regardait à travers un filtre sépia. C’est un signe très typique des cataractes nucléaires et qui contribue à la gêne visuelle au quotidien, en particulier pour les activités nécessitant une bonne perception chromatique.

 

Baisse progressive de l’acuité visuelle et changements fréquents de verres correcteurs

La cataracte induit une diminution lente et indolore de la qualité de vision, le plus souvent de façon bilatérale. Parallèlement, certains types de cataracte, notamment les cataractes nucléaires, modifient l’indice optique du cristallin, le rendant plus convergent : le patient devient alors progressivement plus myope et peut nécessiter des changements encore plus fréquents de verres correcteurs.

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