La cataracte secondaire ou opacification capsulaire postérieure (OPC), correspond à une perte de transparence de la capsule dans laquelle a été placé l’implant lors de l’opération de la cataracte. Fréquente et bénigne, elle induit un flou visuel et une baisse des contrastes plusieurs mois ou années après la chirurgie. Sa prise en charge au laser YAG est simple, rapide et immédiatement efficace.
Cataracte secondaire ou « opacification capsulaire postérieure »
Au cours du traitement chirurgical de la cataracte, le cristallin est retiré mais sa fine enveloppe transparente est conservée. C’est en effet en son sein qu’est inséré l’implant intraoculaire qui redonne sa transparence à l’œil et prend en charge tout ou partie des autres défauts visuels du patient.
Or, avec le temps, il arrive que la face postérieure de cette capsule s’opacifie. Cela gêne alors la transmission de la lumière vers la rétine. Ce mécanisme est souvent désigné comme « cataracte secondaire ». Mais, scientifiquement, il convient plutôt de parler d’opacification capsulaire postérieure (OPC), affection aux origines totalement différentes d’une cataracte stricto sensu.
Mécanisme, symptômes et fréquence de la cataracte secondaire
L’OPC résulte de la prolifération de cellules épithéliales cristalliniennes (cellules situées à la surface du cristallin naturel), laissées dans la capsule malgré le nettoyage soigneux de celle-ci au cours de l’opération de la cataracte. Elles sont susceptibles de se multiplier pour finalement former une membrane fibreuse ou des petites perles denses.
Cela entraîne la perte de transparence de la capsule et explique la réapparition de symptômes proches de ceux de la cataracte initiale : vision voilée ou floue, baisse de la sensibilité aux contrastes, gêne à la lumière avec parfois des halos ou des éblouissements.
On estime que l’OPC touche environ 30 % des patients opérés de la cataracte dans les mois ou années qui suivent l’intervention, souvent à partir de 6 mois et avec un pic d’occurrence après 2 à 3 ans. Il ne s’agit pas d’une complication grave, mais d’un phénomène naturel lié à la biologie de la capsule restante.
OPC : diagnostic et traitement
Quand les symptômes sont ressentis, l’examen de référence est réalisé à la lampe à fente, après dilatation de la pupille. Il permet au praticien de visualiser directement l’opacification de la capsule postérieure. Le but est notamment de s’assurer que le trouble visuel du patient n’a pas pour origine une affection plus grave, pathologie maculaire ou œdème rétinien par exemple.
La prise en charge de l’OPC se fait par capsulotomie au laser YAG. Indolore et très rapide (quelques minutes), ce geste consiste à créer une ouverture centrale dans la capsule opacifiée afin de rétablir le passage normal de la lumière vers la rétine.
Généralement définitifs, les résultats sont quasi immédiats, avec une nette amélioration visuelle dans les heures qui suivent le traitement.








0 commentaires